La référence en recouvrement

4 erreurs à éviter pour limiter les impayés

Author icon

Ecrit par

Tag icon

Publié dans Actualités

Clock icon

28 septembre 2016

Comments icon

2 commentaires

limiter les impayés

S'occuper de ses impayés, c'est bien, limiter les impayés, c'est encore mieux.

A l'origine d'un impayé, on trouve régulièrement l'une de ces 4 erreurs. Ne pas les commettre, c'est faire un grand pas dans la bonne direction. Tous les impayés ne seront pas évités, car il y a aussi des causes externes.

1. Faire confiance.

Combien de fois nous entendons nos clients nous dire : j'ai travaillé en confiance, je n'ai pas fait signer de bon de commande, de devis ! Et nous répondons invariablement : la confiance est établie quand les papiers sont signés, pas quand on reste dans le flou. Bien sûr, il n'est pas toujours simple de faire signer les bons de commandes ou de livraison, surtout dans certaines professions ou cela n'est pas l'usage, ou lorsque les commandes sont prises par téléphone. Mais avoir ces documents évite des litiges, et facilite les procédures judiciaires. A défaut, il convient de mettre à la disposition du client ses clauses contractuelles, ou celles établies par sa profession.

2. Ne pas facturer son client.

Est-il si évident que celui que l'on facture est bien son client ? Celui qui a passé commande est-il le même que celui à qui on établit la facture ? Quelles sont les vérifications à faire ? S'assurer de l'identité exacte, avec le n° sirene; ne pas confondre la raison sociale et le nom commercial, qui peut être utilisé par une autre société. Si l'on vous demande de facturer à une autre entité, refuser de le faire tant que celle-ci n'a pas donné son accord écrit. Et bien entendu, établir la facture dès que la prestation est faite !

3. Vendre à un client déjà mort.

Les morts ne peuvent plus payer, c'est bien entendu. C'est pourquoi, lorsque l'on s'assure de l'identité exacte de son client, on vérifie également qu'il n'est pas en redressement ou liquidation judiciaire. Les bases de données accessibles gratuitement sur internet donnent l'information. Une société en redressement peut continuer son activité, mais les statistiques montrent que les plans de redressement menés à leur terme sont plutôt rares, et les conversions en liquidation très fréquentes. Si le client est en liquidation, passez votre chemin. La règle est donc simple : client en redressement → paiement d'avance; client en liquidation → on ne vend pas.

4. Laisser le temps faire ses ravages.

Une facture doit être payée dans le délai prévu : c'est une question de respect du contrat, de justice pour celui a travaillé, de preuve de bonne gestion pour le créancier comme pour le débiteur.

Si on ne demande pas le paiement de ses factures dues, on ne repère pas des éventuels litiges techniques ou commerciaux, on donne l'image d'une entreprise mal gérée. Face à un client en difficultés financières, il est inutile d'attendre en espérant que sa situation va par miracle s'améliorer : il est bien préférable de négocier au plus tôt un calendrier de paiement réaliste, pour repartir sur des bases saines.

En se tenant à l'écart de ses erreurs, vous n'éviterez par tous les impayés. Mais vous les diminuerez sensiblement, et vous résoudrez plus efficacement ceux qui surviennent.

    2 Comments

  1. Nidhish Meena

    Bravo et merci pour votre article, très instructif et utile pour les entreprises. Dans le même type de sujet sur le recouvrement et le crédit, nous avons aussi notre blog. Si cela vous intéresse, c’est à découvrir ici
    http://www.dunforce.com/fr/journal/

    • Pierre GONZVA

      Bonjour Nidhish
      Merci pour votre appréciation de notre blog. Je lirai celui que vous proposez.
      Cordialement
      Pierre GONZVA

Bottom border