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Demandez le carnet de notes de votre entreprise !

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Publié dans Actualités

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13 mai 2015

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C’est le moment de demander votre note à votre banquier !

La notation des entreprises par les banques est un sujet qui prend de plus en plus d’importance.

En effet, les nouvelles règles prudentielles imposées au banques, dites Bâle III, les obligent à évaluer leurs risques de façon beaucoup plus fine, afin de calculer les fonds propres nécessaires. La notation est un élément clé de l’évaluation du risque de crédit, en plus d’être un outil d’aide à la décision concernant le montant et le coût du crédit accordé à l’entreprise.

 Qui note votre entreprise ?

En premier lieu, la Banque de France utilise un modèle de cotation des entreprises réalisant plus de 750.000 € de CA, soit environ 250.000 entreprises. Le notes vont de 3++ pour la meilleure à 9 pour la plus mauvaise, précédant le défaut. Les deux tiers des entreprises sont cotées 4 et mieux, ce qui correspond à un bon niveau de cotation. La Banque de France communique une fois par an sa cotation à chaque entreprise, et cette cotation est bien entendu un élément de la notation élaborée par les banques.

Il faut savoir que toutes les entreprises sont notées par les banques : le champ d’application est donc beaucoup plus large que celui de la Banque de France. Les modèles de notation utilisés par les banques sont validés par l‘Autorité de Contrôle Prudentiel, mais ces modèles diffèrent d’une banque à l’autre. Ces modèles s’appuient sur des éléments quantitatifs, tels que les comptes annuels, ainsi que sur des éléments qualitatifs relevant de la connaissance directe de l’entreprise par son banquier.

Les sociétés d’assurance crédit utilisent également des modèles de notation. Pour le groupe Euler Hermes, il est possible de s’enregistrer sur le site infosacheteurs.eulerhermes.com, pour connaitre sa notation et l’encours sur son entreprise garanti par cet assureur crédit. Bien utile pour évaluer le crédit que peut vous accorder un fournisseur !

Cependant, la connaissance de leur notation par les entreprises reste très insuffisante. On constate que les banques n’ont pas encore l’habitude de communiquer les notes, tandis que les chefs d’entreprise ne les demandent pas. La note est pourtant un point essentiel dans la décision d’accorder un crédit. Les dirigeants d’entreprises devraient donc utiliser l’opportunité de faire évoluer favorablement leur notation.

 Pourquoi et comment connaître sa note ?

Depuis la loi Brunel de 2009 (article L 313-12-1 du code monétaire et financier), les établissements de crédit sont tenus de fournir aux entreprises qui bénéficie d’un prêt ou en sollicitent un, des explications sur les éléments ayant conduit aux décisions de notation. Cette disposition légale n’est cependant pas encore largement entrée dans les mœurs, les banquiers considérant encore trop souvent que la notation relève de leur secret de fabrication, qu’ils ne sauraient communiquer. Les modèles de notation diffèrent d’ailleurs selon les banques.

Pour les dirigeants d’entreprises, quelle que soit la taille, il convient d’être conscient de l’enjeu que représente la notation. La loi de 2009 leur donne maintenant une base légale pour obtenir ces informations, en comprendre les motivations, et donc être en mesure de les influer et de les faire évoluer favorablement. Un dirigeant a donc tout intérêt à entamer un dialogue franc et détaillé avec son banquier, afin de comprendre sa notation et d’étudier avec lui les moyens de la faire progresser. Il s’agit ici d’avoir une démarche pro active, qui par elle-même va avoir un impact positif sur la relation entre l’entreprise et son banquier, en mettant en avant les éléments qualitatifs et prospectifs, au-delà de la simple communication de la liasse fiscale, laquelle n’est que le reflet du passé.

Si les dirigeants d’entreprises ont tout intérêt à améliorer ainsi leurs relations avec leurs banquiers, il conviendrait également que ceux-ci soient convaincus de l’apport d’une communication plus franche et ouverte sur la question de la notation avec leurs clients. Sur ce point, il reste des progrès importants à faire.

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