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Comment choisir son cabinet de recouvrement (1ère partie)

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Publié dans Actualités

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2 septembre 2011

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limiter les impayés

Posons plutôt la question : comment choisir un cabinet de recouvrement de créances qui va m’assurer du recouvrement de mes impayés ?

Le problème est que l’on ne peut pas savoir à l’avance comment une affaire va se conclure : chaque recouvrement est une nouvelle aventure !

Une rémunération incitative.

La rémunération d’un cabinet de recouvrement est fondée, pour l’essentiel, sur des honoraires proportionnels aux sommes récupérées. Cette pratique des « success fees » est simple, claire et efficace, car elle aligne l’intérêt du cabinet de recouvrement avec celui de son client. S’il veut gagner sa vie, le cabinet est fortement incité à mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires à sa réussite.

Si l’on ne peut connaître l’avenir, regardons le passé.

La conséquence de ce mode de rémunération est que l’ancienneté d’un cabinet est un indicateur pertinent de sa capacité à recouvrer. Une ancienneté importante signifie que le cabinet de recouvrement a démontré, sur la durée, la qualité de sa méthodologie et de ses processus pour assurer son développement régulier, synonyme de réussite pour lui, et de dossiers soldés avec succès pour ses clients.

De plus, il convient de regarder la régularité des bénéfices, qui prouve la capacité du cabinet à travailler de façon rentable, gage de pérennité. Travailler de façon collaborative et régulière avec son cabinet est également un vecteur d’amélioration du taux de recouvrement, grâce à une meilleure compréhension des dossiers confiés, ainsi que des spécificités du métier du créancier.

Expérience et courbe d’apprentissage.

Le métier du recouvrement est plus compliqué qu’on peut le penser de prime abord. Une longue expérience donne la capacité de bien comprendre les particularités de chaque métier, donc d’adapter précisément les méthodes de recouvrement aux besoins des créanciers : la progression sur la courbe d’apprentissage est réelle sur la durée.

Pour les procédures judiciaires, l’expérience facilite la bonne gestion des relations avec les avocats et les huissiers, et donne une bonne connaissance des stratégies à employer pour l’exécution des jugements obtenus.

Et le taux d’honoraires ?

Le taux d’honoraires est évidemment le critère le plus immédiatement visible. Mais choisir le cabinet qui fait payer le moins cher n’est pas une bonne idée. En effet, il ne pourra pas mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la réussite des dossiers traités; le créancier risque d’être en fait perdant.

Prenons l’exemple suivant : Sur un montant à recouvrer de 1000, le Cabinet A, qui fait payer 25% d’honoraires, aura un taux de recouvrement de 60%, grâce à une action régulière, à des procédures judiciaires, etc. Le créancier aura donc récupéré 600, d’où il convient de déduire 150 d’honoraires, soit un solde net de 450. Le Cabinet B, qui a un taux d’honoraires de 15%, sera moins incisif et efficace sur les dossiers difficiles, et ne récupérera que 500; après paiement de 75 d’honoraires, le solde ne sera que de 425, plus faible que pour le précédent !

On voit donc que payer des honoraires à un taux beaucoup moins élevé peut s’avérer un choix perdant, si le cabinet qui semble le moins cher recouvre un petit peu moins bien que celui qui fait payer plus cher, du fait qu’il a moins de moyens à engager !

Lire la seconde partie

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